Des dauphins en danger : Pairi Daiza propose un refuge éthique, mais GAIA prévient une régression

Début mars 2026, le parc zoologique belge Pairi Daiza a annoncé son intention d’accueillir des dauphins nés en captivité provenant de delphinariums fermés dans l’Europe. Ce projet, présenté comme un centre de recherche sans spectacles, a rapidement déclenché une polémique au sein des milieux animalistes.

L’association belge GAIA, spécialisée dans la défense animale, a réagi avec force en accusant le parc d’entamer « une régression inédite du bien-être animal ». Selon elle, l’approbation prévue par la Wallonie pour ce type d’accueil scientifique sert avant tout à des intérêts commerciaux et non à la conservation durable. L’organisme rappelle que les dauphins en captivité, nés dans des bassins artificiels, ne peuvent pas survivre en liberté sans soutien humain continu.

Pairi Daiza, qui a récemment inauguré Edenya en février 2026, insiste sur l’absence de solutions viables pour ces dauphins dans leur environnement naturel. Le parc défend un refuge éthique avec suivi scientifique strict et dénonce les critiques de GAIA comme une campagne « mensongère » visant à brouiller la réalité du projet.

Le ministre président wallon Adrien Dolimont a promis un examen rigoureux avant le prochain Conseil des ministres, tandis que Antoine Lebrun, directeur général adjoint de Pairi Daiza, rappelle : « Relâcher les dauphins n’est pas les libérer. C’est condamner à une dépendance biologique et éthique inévitable ». GAIA, qui pointe des infrastructures en béton peu adaptées, exige plutôt des refuges marins naturels, comme ceux existant en Italie ou en Grèce.