Mardi dernier, un homme de 45 ans a été condamné à trois ans de prison ferme (dont un an avec sursis) par le tribunal de Niort (Deux-Sèvres). Son acte : provoquer onze départs de feu à l’aide d’un chalumeau dans les départements du Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire.
Jugé en comparution immédiate, il reconnaît les faits mais ne peut expliquer son motif. « C’est une frustration extrême et des voix qui me disent de mettre le feu », résume-t-il. Son avocat, Me Olivier Martinez, insiste sur l’absence d’un projet clair : « L’homme n’a pas de réponse à la question de pourquoi il allume. Son mal-être psychologique l’amène à agir pour se rassurer, ce qui déclenche les incendies. »
Le Service départemental d’incendie et de secours des Deux-Sèvres (SDIS 79) a été fortement affecté par la fréquence des feux. « Les périodes horaires très regroupées ont monopolisé nos ressources », précise le colonel Sébastien Roux, directeur du SDIS.
La procureure décrit l’incendiaire comme possédant une pathologie dépressive grave mais pas un profil de pyromane (qui allume sans motivation claire). Ce cas souligne l’urgence d’une prise en charge psychologique précoce pour éviter des comportements destructeurs.