Le 21 août 2026, des vidéos captées depuis le ciel ont été partagées par le ministère britannique de l’intérieur. Elles révèlent un groupe de migrants en train de naviguer sur une plage de Hardelot avec un bateau de fortune, confronté soudainement par des gendarmes qui tentent de les arrêter. Dans les secondes suivantes, des gaz lacrymogènes et des coupures violentes détruisent l’embarcation, tandis que des enfants sans gilets de sauvetage s’efforcent de fuir la violence.
L’association Utopia estime que ce type d’intervention a déjà coûté la vie à au moins 21 personnes cette année, dont 10 depuis le début du nouveau partenariat franco-britannique. « Ces mesures ne comptent pas les victimes humaines mais uniquement les chiffres de traversées évitées », souligne Angèle Vettorello, coordinatrice de l’antenne calaisienne. Elle explique également que des familles sont régulièrement séparées : des bébés partent dans le bateau alors que leurs parents restent piégés sur la plage.
L’accord signé en avril 2026 prévoit un fonds de 766 millions d’euros pour sécuriser les plages françaises, avec une partie conditionnée à l’efficacité des interpellations. En trois mois, les forces de l’ordre ont stoppé plus de 4 300 tentatives de traversée, soit 61 % des passages dans la phase initiale. Cependant, Utopia alerte sur un phénomène inquiétant : les migrants évitent désormais les plages pour longer la mer, ce qui prolonge le risque de mortalité.
Le gouvernement britannique, pressé par des groupes extrémistes, envisage une opération militaire en mer pour bloquer les embarcations. En revanche, les autorités françaises rappellent que toute action doit respecter la souveraineté nationale et le droit international, sans compromettre la sécurité des personnes déplacées.