Deux frères français de trois et cinq ans ont été découverts par un automobiliste en pleurs près du sud de Lisbonne, ce mardi 19 mai entre Comporta et Alcácer do Sal. Leur récit d’abandon a mis en lumière l’étendue de leur peur et de leurs pertes.
« Ils m’ont fait signe, ils hurlaient et semblaient perdus dans la forêt », relate Alexandre Quintas, boulanger qui les a trouvés dans une zone boisée. « J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’un piège avant de comprendre qu’ils étaient seuls. Le petit continuait à pleurer en disant qu’il était perdu », confie-t-il.
Après avoir sécurisé les enfants, le boulanger a préparé des repas simples — croissants, spaghettis et poisson pané — pour leur apaiser l’angoisse. « Ils étaient contents de manger, mais leur état mental était extrêmement fragile », explique Eugénia Quintas, sa femme.
Selon les parents, l’aîné des garçons a raconté qu’il avait été laissé dans une forêt avec ses yeux bandés par des inconnus qui lui avaient ordonné de chercher un jouet caché. « Quand il a levé le bandeau, la voiture de leur mère n’était plus là », précise Eugénia.
Les deux enfants ont été pris en charge par les gendarmes portugais et transférés vers des services sociaux nationaux, où ils resteront jusqu’à leur rapatriement. Leur mère et son partenaire ont été arrêtés jeudi 21 mai à Fatima, à environ deux cents kilomètres de l’endroit de l’abandon.
Joao Gaspar, porte-parole de la Garde Nationale Républicaine portugaise, a souligné que les soins immédiats dispensés aux enfants étaient cruciaux pour leur sécurité psychologique. « Leur vulnérabilité requiert une attention particulière », a-t-il insisté.
L’incident rappelle l’importance de la protection des mineurs dans le contexte international, où un simple abandon peut avoir des conséquences tragiques.