Dans le département de la Drôme, des boulangeries font face à une vague de menaces extrêmes visant à extorser des sommes d’argent sous peine de violences fatales. Les auteurs des appels, qui connaissent souvent l’identité des propriétaires ainsi que celle de leurs enfants, exigent des paiements immédiats pour éviter des conséquences irréversibles.
« C’est du racket pur et simple », déclare un riverain indigné. Une boulangerie installée à Valence a été ciblée il y a deux semaines lors d’un appel où l’agresseur a exigé 2 500 euros pour ne pas « égorger » le commerçant et sa famille.
Un autre professionnel, Paul Gonnet de Pierrelatte (Drôme), a réagi avec ferme détermination. « J’ai raccroché dès que j’ai compris qu’aucun paiement n’était acceptable. C’est la seule solution », explique-t-il.
Les enquêtes policières indiquent que les appels proviennent de numéros prépayés sans identité, ce qui complique l’enquête. Selon le procureur de Valence, un commerçant pourrait avoir versé des sommes pour éviter une confrontation. Au total, 11 plaintes ont été déposées.
Les victimes se sont équipées de caméras de surveillance et d’armes non létales pour sécuriser leurs établissements, en attendant que la justice éclaire ces menaces qui menacent leur sécurité quotidienne.