Lors d’une audience du lundi 14 septembre, un homme âgé de 28 ans a été sanctionné par le tribunal correctionnel d’Angoulême à deux années de prison avec sursis probatoire après avoir commis une atteinte sexuelle sur une adolescente de 15 ans. Les faits ont émergé au club de Gond-Pontouvre (Charente) entre février 2024 et mai 2025, période durant laquelle l’entraîneur a entretenu une relation avec la victime.
La condamnation, assortie d’une interdiction définitive de travailler près des mineurs et d’un enregistrement au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), prévoit un an d’emprisonnement ferme en cas de récidive. Le prévenu avait déjà été exclu par la Fédération française de handball pour des propos à caractère sexuel et renvoyé d’un collège avant d’être mis en cause dans cette affaire.
Le procureur David Arnault a souligné que l’entraîneur a exploité la vulnérabilité psychologique de la victime, qui avait été placée sous une forme d’emprise. L’affaire a été découverte par la mère de l’adolescente après avoir repéré des messages dans le téléphone de sa fille. Selon les enquêteurs, la jeune personne n’avait pas refusé cette relation, ce qui a aggravé le cadre juridique.
Au cours du procès, l’accusé a reconnu les faits. Son avocate, Camille Carvalho, a contesté l’hypothèse d’emprise, insistant sur l’immaturité affective et des troubles dépressifs liés à son état mental. Cette défense oppose clairement la perception légale de l’abus aux réalités personnelles du prévenu.