En mars dernier, une fillette de 11 ans a déposé un signalement auprès de l’aide sociale à l’enfance concernant Jérôme Barrella. Selon ce rapport daté du 12 mars 2026, la jeune fille aurait observé des gestes « inappropriés » en présence de ses fesses lors d’une soirée pyjama chez le suspect pendant l’été 2025.
Ce message, qui a été transmis deux mois et demi avant l’enlèvement de Lyhanna, n’a pas été traité avec la rapidité requise. Le père de la fillette souligne : « Le rapport a été envoyé en mars mais rien n’est arrivé. C’est inadmissible. »
Six mois après le signalement initial, l’enfant a finalement osé communiquer avec ses éducateurs. Ce témoignage, qui pourrait avoir changé le cours de l’affaire, reste aujourd’hui ignoré par les autorités. Le 15 juin dernier, la jeune fille a été entendue par les gendarmes tandis que Jérôme Barrella est incarcéré en vue d’une mise en examen pour meurtre. L’inaction judiciaire continue de troubler le public et d’interroger l’efficacité des systèmes de protection des mineurs.