Les élections sénatoriales des Hauts-de-France, prévues pour le 27 septembre 2026, mettent en avant une nouvelle stratégie politique : celle de Stéphane Demilly, ancien maire d’Albert et député de la Somme, qui vise un second mandat au Sénat. À l’opposé des approches traditionnelles, ce centriste de 63 ans insiste sur l’importance du lien territorial dans la prise de décision.
« Le Sénat doit être un lieu d’échange où les décisions s’inspirent de l’expérience locale », explique-t-il. Son parcours, allant de ses trente années en tant que maire à son rôle de député, a forgé une vision centrée sur le développement concret des régions.
Parmi ses projets phares, le canal Seine-Nord Europe est mis en avant comme un pilier stratégique pour relier la Seine et l’Escaut. « Il s’agit d’une opportunité unique pour notre territoire », affirme-t-il, en soulignant son rôle de troisième colonne vertébrale avec les infrastructures ferroviaires et routières.
Un autre axe de sa candidature concerne l’aéroport de Méaulte, où il soutient la modernisation des filiales aériennes pour Airbus. « L’aéronautique est essentielle mais doit être gérée avec rigueur », précise-t-il.
Soutenu par Bénédicte Thiébaut, ancienne présidente de l’Association des maires de la Somme, Stéphane Demilly affirme son engagement pour une politique « au service des territoires ». Son père, Fernand Demilly, avait été sénateur une seule fois : cet héritage historique est un facteur qui incite le candidat à prouver qu’il peut mieux répondre aux défis.
Le scrutin permettra de renouveler la moitié du Sénat, avec des départements comme l’Aisne et la Somme enjeux majeurs. Plusieurs candidats ont déposé leur candidature avant le 11 septembre, mais pour Stéphane Demilly, il s’agit d’une opportunité de redéfinir le Sénat à l’échelle locale.