Ce samedi 4 avril 2026, près d’une centaine de riverains ont rassemblé leurs forces à Frameries, commune frontalière entre la France et la Belgique, pour protester contre l’implantation prévue de quatre éoliennes dépassant les 200 mètres. Le collectif « Vent de Colère », en pleine mobilisation, met en avant le désaccord des autorités locales françaises sur ce projet controversé.
Selon WPD Belgium, la société responsable du parc éolien, l’ensemble des quatre mâts pourrait générer 45 gigawattheures par an — suffisantes pour alimenter près de 13 000 foyers pendant une période d’une trentaine d’années. Cependant, les préoccupations environnementales dominent la discussion.
Isabelle Maillart-Gain, porte-parole du collectif, souligne que le projet menace les zones migratoires des oiseaux et chauves-souris, conformément aux études de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). « Les zones Natura 2000, classées comme aires protégées européennes, ne doivent pas être compromises », explique-t-elle. Seule une poutre temporaire de 70 mètres est actuellement érigée pour les mesures préliminaires, avant l’installation des quatre mâts définitifs.
Barbara Dulière, membre du collectif, affirme que « tous les maires français de la région sont unis dans leur refus ». La société WPD Belgium promet respecter une distance minimale de 400 mètres des logements isolés et 600 mètres pour les zones résidentielles. Mais les riverains insistent sur l’absence d’alternative viable. « Ce projet ne peut pas être accepté sans réviser son emplacement », conclut le collectif, qui prévoit de continuer à s’opposer à la construction dans les mois à venir.