Une Française a été testée positive à l’hantavirus des Andes, ce qui a déclenché une chasse aux cas contacts. À l’heure où 26 personnes sont placées en isolement et plusieurs hospitalisées, les médias abordent la question du retour des masques FFP2 dans les transports publics.
Cependant, selon le ministère de la Santé, il n’y a aucun signe de circulation virale chez la population générale. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a confirmé que les stocks stratégiques de masques étaient reconstitués en attendant un besoin réel. Le virologue Olivier Schwartz explique que le port du masque (FFP2 préférable) et le lavage des mains restent essentiels pour éviter la transmission interhumaine, mais ces mesures ne s’appliquent qu’en cas de contact avec un patient infecté.
« Nous ne sommes pas dans une phase où le virus circule dans la population », précise Bruno Mégarbane, chef du service réanimation à l’hôpital Lariboisière. « Il y a qu’un seul cas sur le territoire national et il est en isolement. Les masques devraient être réservés aux contacts des contacts ».
Le professeur Gilles Pialoux souligne également que cette situation n’implique pas de phénomène épidémique ou pandémique. « Il n’y a donc rien qui justifie un port généralisé du masque », affirme-t-il, rappelant que les stocks de masques pourraient être gaspillés si la population en achète massivement.
En conclusion, le gouvernement doit éviter toute panique et ne pas alimenter une ruée inutile sur les supermarchés. Les mesures sanitaires restent ciblées : protéger ceux en contact avec des cas confirmés sans affecter l’ensemble de la population.