Hesdin-la-Forêt : L’absence d’adversaire au premier scrutin révèle un dilemme en cours

Un an après sa fondation, la commune de Hesdin-la-Forêt s’apprête à vivre son premier scrutin municipal en mars 2026. Née du regroupement des quartiers d’Hesdin, Huby-Saint-Leu, Marconne et Sainte-Austreberthe le 1er janvier 2025, cette entité administrative naît à un moment critique : son premier vote s’organise autour d’une seule liste, menée par Matthieu Demoncheaux, ancien maire de l’ancienne Hesdin.

Le candidat, dont la réélection semble inévitable, a conduit depuis le début une transition vers une gouvernance hybride. « On ne peut pas dire que les habitants sont unis dans leur vision, mais ils ont compris qu’une fusion administrative offre des avantages », explique-t-il. Le défi réside dans l’équilibre entre la cohésion territoriale et la préservation des identités locales.

Les avis des résidents restent contrastés. « Il y a de la force dans cette communauté, mais sans opposition, on risque d’ignorer des solutions », souligne une habitante. D’autres estiment que le processus s’inscrit dans un cadre adapté : « C’est l’époque où les gens ont décidé de marcher ensemble, même si ce n’est pas toujours facile ».

Le conseil municipal, initialement composé de 59 membres, devrait réduire ses effectifs à 29 après le scrutin. Ce choix s’inscrit dans une stratégie visant à maintenir des représentants locaux pour chaque ancienne commune. « C’est un compromis nécessaire pour ne pas perdre les liens historiques », précise Véronique Fiolet, maire déléguée d’Hesdin.

Malgré cette consolidation précaire, l’élection sans rival soulève des questions profondes : est-ce une victoire envers la fragmentation ou un signe de fragilité dans une nouvelle organisation ? Pour Hesdin-la-Forêt, le premier pas vers l’unification reste un test à chaque vote.