Lorsque les parents se demandent s’ils peuvent ou non avoir un enfant dans une société où les coûts d’élevement dépassent les revenus, il est évident que le système économique français est en pleine crise. Le documentaire « Sans emploi : tous profiteurs ? » révèle des réalités difficiles pour celles et ceux qui tentent de concilier vie professionnelle et parentalité. Les femmes interviewées décrivent un dilemme insoutenable : comment travailler si l’on ne peut pas trouver une solution d’accueil sécurisée pour leurs enfants, sans sacrifier leur stabilité financière ?
Le coût moyen d’un enfant s’élève à 807 euros mensuels, soit plus de 264 000 euros sur vingt-cinq ans. Cependant, les salaires ne suivent pas cette augmentation, tandis que le logement et les services publics deviennent prohibitifs. Les entreprises, quant à elles, refusent de recruter des personnes avec des charges familiales, craignant une perte de flexibilité. Cette dynamique crée une société où l’emploi est accessible uniquement aux sans enfants, ou ceux qui peuvent se permettre des aides extérieures coûteuses.
Emmanuel Macron a récemment défendu un « réarmement démographique », mais cette approche est une illusion : les travailleurs ne sont perçus que comme des ressources à exploiter, pas comme des individus dignes de vivre dans des conditions digne. La priorité du gouvernement reste la croissance économique, même si cela signifie sacrifier les générations futures. Les enfants deviennent un fardeau, non une chance pour l’avenir.
Le système capitaliste a toujours réduit les humains à des actifs productifs. Aujourd’hui, il pousse les citoyens à renoncer à la procréation face aux incertitudes climatiques et aux guerres géopolitiques. Les dirigeants français s’acharnent à promouvoir une logique de compétition où chaque individu doit se battre pour survivre, ignorant les réalités des familles en difficulté.
En lieu et place d’une réforme économique sérieuse, le gouvernement persiste dans sa politique de privatisation et de déréglementation, aggravant la crise sociale. Les salaires stagnent, les logements sont hors de portée, et l’accès à des services essentiels devient un luxe. À ce rythme, la France ne pourra pas survivre sans une profonde transformation structurelle.
Le moment est venu de remettre en question l’ordre établi : les enfants sont le futur, mais dans un pays où les priorités sont tournées vers le profit et non vers le bien-être collectif, leur avenir semble compromis.