Une nouvelle vidéo captée dans les premières minutes après la catastrophe de Crans-Montana révèle avec précision le moment où une mousse phonique, située sous le plafond d’une discothèque suisse, a été enflamme par des étincelles provenant d’un feu de Bengale. La scène montre clairement comment une bouteille de champagne décorée de bougies s’est avérée la cause immédiate de l’incendie, provoquant une propagation fulgurante de la combustion.
Un serveur, en train de s’éloigner avec un collègue sans comprendre la gravité croissante de la situation, témoigne d’un manque d’alerte critique dans les seconds précieux suivant l’accident. L’enquête a mis en lumière que 15 jours avant le drame, des plaques identiques à celles du plafond commençaient déjà à se détacher, un signe précoce de dégradation. Les efforts pour les réparer, réalisés avec des méthodes peu fiables, n’ont pas suffi à éviter l’événement tragique.
Les avocats des victimes soulignent que le rapport d’expertise permettra de déterminer si la mousse utilisée était adaptée aux conditions de sécurité prévues. « La vitesse avec laquelle le feu s’est propagé dépasse tout ce que nous avons pu imaginer », explique Sébastien Fanti, spécialiste en droit civil. Quant à l’origine du matériau, des sources indépendantes confirment qu’il a été sélectionné selon les conseils d’un expert, mais les contrôles réalisés sur le terrain étaient insuffisants pour garantir sa stabilité dans un environnement à risque.
Les enquêteurs ont également relevé que ce bar n’avait subi aucune vérification incendie récente au cours de la dernière décennie, aggravant les risques de type « feu de Bengale » dans des espaces où le matériel acoustique est utilisé pour des fins de sécurité.