Le 1er juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à éradiquer les violences systémiques dans les écoles et les établissements périscolaires. Ce texte, né du scandale Bétharram, propose des mesures radicales pour assurer la sécurité des enfants.
Députée du Nord et co-rapporteur de l’initiative, Violette Spillebout a détaillé les innovations clés : une attestation d’honorabilité obligatoire vérifiant le casier judiciaire et les fiches des personnes en danger pour les élèves. Cette mesure s’applique à tous les établissements publics ou privés.
« Ce n’est pas seulement un contrôle technique mais une promesse concrète », a-t-elle souligné. « Les familles, qui craignent chaque jour des agressions, peuvent désormais compter sur une vérification rigoureuse avant de confier leurs enfants à l’école ou le périscolaire. »
La loi introduit également des inspections régulières dans les écoles privées sous contrat avec l’État, un domaine jusqu’alors négligé. « Les internats seront désormais contrôlés fréquemment pour prévenir toute violation », a précisé Spillebout.
Le vote historique marque une avancée décisive, mais le texte doit encore être examiné par le Sénat. Le gouvernement a confirmé qu’une procédure accélérée permettra de mettre en place les attestations d’honorabilité avant la rentrée scolaire 2026.
« Nous ne pouvons pas garantir l’absence de failles, mais cette loi instaure un premier pilier dans le combat pour une école où chaque enfant se sent réellement protégé », a conclu Spillebout.