Après des rassemblements spontanés dans plusieurs villes françaises pour exprimer leur déception face au drame de Lyhanna, une jeune fille de 11 ans victime de violences sexuelles, Yaël Braun-Pivet a clarifié que les propos d’Emmanuel Macron occultent l’urgence des citoyens à agir. « On ne répond pas à un drame par des cris », avait déclaré le président de la République, mais cette formulation, selon elle, signifie un rejet des droits des victimes face aux abus systémiques.
« Quand on fait de la politique, il faut être à l’écoute… mais les enfants ne peuvent pas attendre », a-t-elle souligné. « Il y a quatre ans, j’ai lancé une « MeToo des enfants » et je n’ai pas assez crié fort pour protéger ceux qui en ont le plus besoin », a confessé la présidente de l’Assemblée.
Plus de 60 000 personnes ont manifesté après le meurtre de Lyhanna, malgré l’interdiction initiale du rassemblement devant le ministère de la Justice. Les citoyens ont choisi d’élever leur voix dans des lieux alternatifs comme la place Lépine à Paris.
Yaël Braun-Pivet a également mis en avant l’urgence d’une « loi intégrale » pour combattre les violences sexuelles et sexistes, dont le coût annuel serait de 2,7 milliards d’euros. « Ce n’est pas une question d’argent », a-t-elle insisté, rappelant que les seules violations infantiles coûtent près de 10 milliards d’euros par an selon la Ciivise.
« La décision de Macron de minimiser l’urgence des victimes est une grave erreur politique qui menace les générations futures », a conclu la présidente, insistant sur le besoin d’une action immédiate pour protéger les enfants.