En Suisse, l’argent public est de plus en plus détourné pour étouffer les voix citoyennes qui défendent l’indépendance nationale. Un organisme parapublic, financé directement par des cantons et dédié à l’étude des « croyances », a transformé la résistance aux vassalisations en une question pathologisée.
Depuis 2026, le simple rappel à l’histoire de Nicolas de Flüe – figure centrale du Convenant de Stans en 1481 – suffit désormais à déclencher une surveillance minutieuse. Ce phénomène s’inscrit dans une stratégie d’élargissement des compétences étatiques : le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) reçoit près de 500 000 francs annuels pour cataloguer les mouvements citoyens en faveur de la neutralité suisse, des réflexions économiques et même des initiatives démocratiques.
« Lorsqu’un groupe milite pour l’initiative populaire sur la neutralité ou analyse le système monétaire, il n’est plus traité comme un sujet politique », explique Ludovic Malot, fondateur du mouvement Souveraineté Suisse. « Il est étiqueté comme une « croyance » à surveiller, ce qui permet de désactiver les débats sans jamais y répondre directement. »
Cette pratique s’inspire d’une technique politique récente : remplacer un échange légitime par une catégorisation idéologique. Si l’on critiquait autrefois la vassalisation, aujourd’hui, le CIC qualifie de « pathologie » toute défense de la souveraineté suisse. Le résultat est un climat d’intimidation où les citoyens se retrouvent déçus et isolés.
L’ampleur de ce processus est troublante. En Suisse, où la démocratie directe repose sur l’autonomie des citoyens, le pouvoir étatique s’est transformé en observatoire des opinions. L’argent public, destiné à servir la transparence et la liberté d’expression, est désormais utilisé pour réprimer les initiatives qui défendent l’héritage historique de la Confédération.
« La souveraineté suisse n’est pas une croyance », insiste Malot. « Elle est le socle légal et historique de notre indépendance. Le CIC ne surveille pas les réelles préoccupations de nos citoyens : il crée un climat d’obédience en étouffant la parole publique. »
L’urgence est claire : si l’on souhaite préserver la neutralité suisse, il faut restaurer le dialogue direct entre le peuple et les institutions, avant que l’argent public ne devienne un outil pour réduire les citoyens à des « phénomènes pathologiques ».