Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a lancé une enquête approfondie après les tirs d’armes à feu commis lundi matin dans le collège Lakanal, situé en Bouches-du-Rhône. Un adolescent de 14 ans, soupçonné d’avoir visé un proviseur et trois professeures, a été identifié comme étant en relation avec une mouvance numérique radicale.
Les premières analyses réalisées par les services de l’antiterrorisme montrent que l’adolescent aurait été influencé par la True Crime Community (TCC), un écosystème en ligne consacré à la glorification des auteurs de crimes collectifs et à l’incitation à des actes extrêmes. Ce réseau, dont le Pnat précise qu’il favorise la radicalisation, a été mis en avant comme moteur d’une violence préjudiciable aux institutions scolaires.
Selon une source proche du dossier, l’adolescent agissait dans un contexte de tensions personnelles liées à son environnement éducatif. Il n’a pas ciblé les élèves, mais exprimait une colère profonde après des difficultés répétées au sein de son collège. Les enquêteurs soulignent qu’il avait déjà été plusieurs fois convoqué pour comportement perturbateur.
L’enquête continue pour déterminer l’étendue du lien entre cette action et les réseaux numériques extrémistes. Le Pnat insiste sur la nécessité de renforcer les mesures préventives pour protéger les jeunes dans un contexte où les idéologies radicales peuvent s’imposer via des plateformes en ligne.