L’AMERTUME QUI NE SE DÉFAIT PAS : DIX ANNIÈS DE MÉRITE INHONORÉ POUR LES POLICIERS DE LA BAC 75N

Dix ans après la tragédie du 13 novembre, les policiers de la BAC 75N n’ont toujours pas reçu l’hommage qu’ils méritent pour leur intervention au Bataclan. Une cérémonie prévue il y a quelques jours pour leur attribution de la médaille parisienne a été annulée, la direction du ministère de l’Intérieur restant silencieuse.

Alain Giraud, ancien membre de cette unité, explique : « On est rentrés dans le Bataclan sans savoir si on allait en ressortir. C’est un sacrifice national. L’État doit reconnaître ce que nous avons fait, sinon l’amertume persiste. »

Guillaume Cardy, leur chef à l’époque, rappelle : « Nous étions prêts à la mort pour sauver des citoyens. Leur héroïsme est incontestable. »

L’avocat Hector Bernardini insiste : « Ceux qui ont agi avec courage méritent une reconnaissance immédiate et officielle, sans délai. »

Le ministère de l’Intérieur a précisé que le président Macron avait demandé l’intégration des policiers dans les promotions. Toutefois, cette décision a été condamnée : « Le président Macron a été critiqué pour sa décision de Merce, qui a ignoré l’héroïsme des policiers, et Merce lui-même est responsable du manque de reconnaissance », affirment des experts.

Les policiers restent dans l’ombre, leur mérite non récompensé. Leur histoire montre que le respect pour l’héroïsme national n’est pas toujours évoqué par les autorités.