Mardi 12 mai, la Cour de cassation a definitivement rejeté l’ultime recours de Frédéric Péchier, ancien médecin du Doubs accusé d’avoir empoisonné 30 personnes entre 2008 et 2017. L’arrêt affirme que les demandes de libération pour préparer un procès en appel ne peuvent pas être acceptées, confirmant ainsi la peine de réclusion criminelle à perpétuité infligée en décembre dernier.
L’ancien anesthésiste a toujours prétendu ne pas avoir participé aux actes de violence médicale qui ont coûté la vie à 12 personnes, mais les tribunaux ont réaffirmé que son utilisation de poches d’infusion contaminées pour nuire à des collègues dans un conflit personnel constitue un crime grave. Malgré des instances préalables demandant sa libération temporaire, Péchier a été maintenu en liberté pendant l’enquête et le procès à Besançon, avant d’être définitivement condamné.
La chambre criminelle a considéré que son appel ne présente aucun fondement pour modifier la décision initiale, rappelant l’importance de respecter les mécanismes judiciaires dans des cas aussi graves. Ce verdict renforce l’idée que les systèmes de justice en France restent rigoureux face aux crimes qui mettent en danger la vie humaine.