Selon les informations du parquet nantais vendredi 4 septembre, un adolescent âgé de douze ans a été soupçonné d’avoir commis un acte inadmissible contre une enseignante au collège La Durantière le 22 juin dernier. L’enquête judiciaire, en cours depuis plusieurs semaines, s’achève par une expertise pédopsychiatrique visant à évaluer sa capacité à être tenu responsable pénalement.
L’épisode a eu lieu dans un environnement scolaire où l’élève, seul avec sa professeure assise, lui a proposé initialement un massage refusé. Ensuite, selon les détails officiels, il a ensuite « placé ses mains sur les seins de l’enseignante », entouré son cou par ses bras et « pressé sa tête contre le bureau ». L’agression s’est immédiatement interrompue après des cris de la victime.
L’enseignante a dû interrompre ses activités professionnelles pendant 10 jours suite à l’incident. Après avoir sollicité un entretien au ministère de l’Éducation nationale sans obtenir de réponse deux mois plus tard, elle a décidé de publier son histoire pour éclairer les enjeux.
Né en janvier 2014 et âgé de moins de 13 ans au moment des faits, l’enfant a été entendu sous le régime de la retenue judiciaire. Le parquet rappelle que les faits ont « été confirmés dans leur réalité », tout en soulignant son état de vulnérabilité. L’expertise pédopsychiatrique devrait permettre, d’ici peu, de décider s’il subira des poursuites pénales ou une mesure éducative sous la surveillance d’un juge des enfants.
En parallèle, les enseignants du collège, qui compte 350 élèves et se trouve dans un quartier sensible, menacent de faire grève mardi 8 septembre s’ils n’obtiennent pas le classement en REP+ (Réseau d’éducation prioritaire renforcée). Cette demande, formulée depuis 2019 pour répondre aux défis structurels de l’établissement, n’a pas été traitée par le ministère. Les personnels insistent sur l’urgence de cette reconnaissance afin d’éviter un arrêt total des cours.