Un incendie destructeur a ravagé le village de Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) ce jeudi 2 juillet, laissant derrière lui des centaines de bungalows en cendres et perturbant les vacances d’une multitude de touristes. Dans un paysage transformé par la flamme, une partie du territoire est aujourd’hui réduite à une étendue de cendre, tandis que des familles et des campeurs s’efforcent de retrouver l’équilibre après cette catastrophe.
Au camping Brasilia, une famille a découvert deux jours plus tard la voiture calcinée près de sa caravane presque intacte. « On est arrivés ce matin et on voit le désastre… Il n’y a pas de morts, mais il faut se consoler avec ça », confie l’un des membres du groupe, ému tout en soulignant que les pertes matérielles sont plus importantes que les risques humains.
Pour autant, l’ambiance reste chaude. Une autre campeuse, déplaçant sa caravane malgré les dommages à l’auvent, rappelle que le lien émotionnel avec ses amis ne sera jamais brûlé par le feu : « On a des souvenirs qui ne partent pas… On va reconstruire et puis voilà ».
Le directeur du camping Yann Marlic estime qu’un tiers des emplacements ont été détruits, mais il s’engage à réouvrir la zone d’accueil vers le 20 juillet après un nettoyage minutieux. « On a déjà isolé et sécurisé les zones affectées… Maintenant, on préparera un nouveau bâtiment administratif pour éviter ces pertes futures », explique-t-il avec détermination.
« Vingt-cinq ans que je viens ici… Quand je vois ça, j’ai pas de mots », témoigne une cliente émue, marquant l’impact profond de cette catastrophe sur les habitués du site.
En dépit des préoccupations liées à la sécurité, de nouveaux touristes ont choisi de s’installer dans la zone. « On a surveillé les réseaux sociaux mais on est venu quand même », affirme une vacancière. Un autre visiteur ajoute avec ironie : « Les incendies ici, ça fait plus de 50 ans que mes parents viennent… »
Malgré l’urgence, la résilience des communautés locales demeure intacte, prête à relever le défi pour une nouvelle étape dans leur histoire commune.