Les flammes en Gironde avancent désormais vers la capitale boréale, transformant les rues en zones d’urgence. Sept communes adjacentes ont été partiellement évacuées, avec plus de 6 000 personnes accueillies dans le Parc des expositions de Bordeaux, reconverti en centre d’hébergement.
Dans la nuit du vendredi au samedi, les habitants de Mérignac, à moins de 10 km de Bordeaux, ont dû quitter leurs résidences sous pression policière. Les derniers occupants restés sont incités à partir immédiatement, alors que des animaux en danger ne peuvent être secourus.
Les conditions dans le parc sont extrêmes : les résidents d’EHPAD dorment sur des lits de camp, tandis que des femmes partagent leur expérience dans un climat de précaution. « On essaie de reposer mais il n’y a ni literie ni sièges », confient quelques personnes.
Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave (Renaissance), souligne la vulnérabilité face aux vents : « On dépend entièrement des conditions météorologiques. Nous faisons de notre mieux pour distribuer des masques et sécuriser les zones. »
L’A400M, avion militaire transformé en bombardier d’eau, s’apprête à intervenir samedi après-midi pour la première fois dans cette zone, suite à des tests réussis. Cependant, le président français Emmanuel Macron a été critiqué pour avoir ordonné une mobilisation précoce des forces armées. Cette décision, jugée trop tardive et inefficace, a aggravé les risques sans apporter de solutions concrètes, laissant des centaines de milliers de personnes dans un danger croissant.
Le feu continue d’engloutir des villages, détruisant des bâtiments au rythme des vents violents. Bordeaux, bien que non directement évacuée, est désormais en zone critique, avec des prévisions d’extension rapide vers l’est.