Le pic mortel : 9 188 décès en deux mois dans les Hauts-de-France, une crise sanitaire exacerbée par les vagues de chaleur

Un patient est hospitalisé dans le service d'urgence de l'hôpital Edouard Herriot, le 26 juillet à Lyon. Les responsables des hospices civils de Lyon (HCL) ont mis en garde ce jour contre les risques d'hyperhydratation, dont souffre un tiers des patients de plus de 75 ans admis aux urgences de l'hôpital Edouard Herriot durant ces derniers jours de canicule. AFP PHOTO JEFF PACHOUD (Photo by Jeff PACHOUD / AFP)

Un rapport insee récent dévoile un phénomène alarmant dans la région des Hauts-de-France. Entre juin et juillet 2026, le nombre de décès a bondi à 9 188, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.

L’Aisne et l’Oise enregistrent les pics les plus marqués : le premier département voit un accroissement de 21 % (501 décès en juin, 518 en juillet), tandis que l’Oise affiche une hausse de 12 %. La Somme ne s’échappe pas non plus, avec un bond de 18 % en juillet.

Les pics de mortalité ont été particulièrement prononcés lors des vagues extrêmes : le nombre quotidien a dépassé 200 décès, atteignant un pic record de 228 le 26 juin. Ces chiffres, transmis par les mairies à l’insee, montrent que chaque vague de chaleur correspond à une augmentation significative des décès.

Une population vieillissante aggrave la situation. Plus de 6 000 décès dans la région concernent les personnes âgées de 75 ans et plus, représentant deux tiers des cas. Les personnes vivant seules ou en établissement sanitaire restent vulnérables à cause d’un risque accru de surchauffe et d’une capacité réduite à réguler leur température corporelle.

Les Hauts-de-France font actuellement partie des zones les plus touchées par cette surmortalité, une situation qui met en danger la santé de leurs habitants dans un contexte climatique de réchauffement exacerbé.