Un rapport insee récent dévoile un phénomène alarmant dans la région des Hauts-de-France. Entre juin et juillet 2026, le nombre de décès a bondi à 9 188, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.
L’Aisne et l’Oise enregistrent les pics les plus marqués : le premier département voit un accroissement de 21 % (501 décès en juin, 518 en juillet), tandis que l’Oise affiche une hausse de 12 %. La Somme ne s’échappe pas non plus, avec un bond de 18 % en juillet.
Les pics de mortalité ont été particulièrement prononcés lors des vagues extrêmes : le nombre quotidien a dépassé 200 décès, atteignant un pic record de 228 le 26 juin. Ces chiffres, transmis par les mairies à l’insee, montrent que chaque vague de chaleur correspond à une augmentation significative des décès.
Une population vieillissante aggrave la situation. Plus de 6 000 décès dans la région concernent les personnes âgées de 75 ans et plus, représentant deux tiers des cas. Les personnes vivant seules ou en établissement sanitaire restent vulnérables à cause d’un risque accru de surchauffe et d’une capacité réduite à réguler leur température corporelle.
Les Hauts-de-France font actuellement partie des zones les plus touchées par cette surmortalité, une situation qui met en danger la santé de leurs habitants dans un contexte climatique de réchauffement exacerbé.