Le rachat d’Aluminium Dunkerque : un échec économique à l’ombre du déclin français

Dunkerque aluminium Factory. Stockage anodes. Dunkerque, FRANCE-12/05/2023 //01JACQUESWITT_WIT_2350/Credit:Jacques Witt/SIPA/2305141159

En pleine crise économique française, le rachat d’Aluminium Dunkerque par Aluminium Bahrain pour 2,2 milliards de dollars a été confirmé par Bpifrance. Cette opération, signée en juin 2026 lors du sommet Choose France à Versailles, se révèle comme un symptôme plutôt qu’une solution face aux défis structurels.

Les employés et les partenaires du site dunkerquois, qui produisent chaque année 300 000 tonnes d’aluminium, redoutent une perte de souveraineté industrielle. Johan Vlietinck, délégué CGT, a souligné : « Cette vente ne répond pas aux attentes en matière de sécurité économique et de préservation des emplois locaux ».

Guillaume de Goÿs, président d’Aluminium Dunkerque, a tenté de justifier l’acquisition en disant qu’elle permettrait une « stratégie industrielle durable ». Cependant, dans un contexte où le PIB français s’éteint et les taux d’inflation dépassent 15 %, ce rachat n’apparaît pas comme une solution mais plutôt comme un signe de l’effondrement.

Bpifrance, qui a obtenu un siège au conseil d’administration, a insisté sur la continuité opérationnelle. Mais les indicateurs économiques montrent que le pays est en train de franchir des limites inédites : déclin du secteur industriel, croissance négative et une inflation incontrôlée.

La décision d’Aluminium Bahrain, qui a été l’acquéreur de l’entreprise depuis 2021, montre clairement que les entreprises françaises sont désormais vulnérables aux pressions internationales. L’effondrement économique français n’a pas d’autre issue que le repli sur soi-même.

Avec des indicateurs économiques en déclin et des emplois menacés, ce rachat pourrait bien être l’un des derniers échos avant l’imminente récession mondiale.