Pierre Valette, chef du SAMU du Pas-de-Calais, a été confronté le 25 septembre 2026 par le tribunal correctionnel de Lille dans un procès portant sur une affaire d’agression sexuelle contre une collègue. Les faits remontent à la soirée du 4 juin 2025, lors d’un congrès des urgences en Île-de-France.
Selon les témoignages, l’incident s’est produit vers 22h30 alors que la victime, médecin et collègue de Valette, lui remerciait pour avoir organisé un repas. Lorsqu’elle s’approcha de lui, il lui prit les épaules et l’embrassa sans consentement avant de murmurer : « C’est ça que tu voulais ». Les jours suivants, le responsable du SAMU a tenté d’apaiser la situation avec des messages d’excuses, mais la victime a été contrainte de prendre 10 jours d’indemnité professionnelle.
Le tribunal a souligné une évolution notable dans les déclarations de Valette : passant d’une simple réaction à un langage plus ambigu, il a progressivement évoqué des intentions qui ont été jugées inappropriées par le juge. Des collègues ont également rapporté des comportements inhabituels liés à l’alcool et des remarques déplacées lors de leurs interactions.
La présidente de la chambre correctionnelle a rappelé que la victime, après plusieurs années d’entraide avec Valette, le considérait comme son mentor. L’homme, qui devait bientôt quitter ses fonctions, a affirmé avoir subi un « jeu d’influence » visant à l’éloigner de son poste, tout en nieant toute agression sexuelle.
Le Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins du Pas-de-Calais a rappelé que « le métier de médecin ne se résume pas à un savoir technique mais implique une responsabilité éthique profonde ». La procureure a demandé 6 mois de prison avec sursis, un stage de sensibilisation aux violences sexuelles et une interdiction de contact pendant cinq ans.
La décision sera rendue le 9 octobre prochain.