Depuis la fin de l’hiver, le moustique tigre, vecteur d’affections graves comme la dengue ou le chikungunya, recommence à se multiplier dans les régions septentrionales. L’Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France met en place un système de surveillance renforcée pour prévenir la propagation.
En Picardie, des entreprises spécialisées en désinsectisation ont commencé leurs interventions d’urgence dès février. « Nos actions s’intensifient depuis le début du mois de mars, en réponse aux températures printanières », indique un responsable de l’entreprise DKM Experts. Ces opérations se concentrent principalement dans les départements de l’Oise et de l’Aisne, près des zones aquatiques.
Les dispositifs anti-moustique utilisés comprennent des pièges à CO2 avec pheromones ciblant spécifiquement le moustique tigre. Installés aux abords des résidences, ces pièges libèrent une petite quantité de gaz et attirant les insectes sans affecter d’autres espèces. L’efficacité de ces méthodes est vérifiée toutes les trois semaines.
Malgré un climat moins chaud que le sud de la France, deux communes en Picardie ont été touchées : Le-Mesnil-en-Thelle (Oise) depuis 2023 et Laon (Aisne) depuis 2017. Les maires soulignent l’importance d’une prévention collective pour éviter les points d’eau stagnants, tels que les bacs ou les pots de fleurs.
L’ARS rappelle également que chaque individu peut contribuer à la surveillance en signalant immédiatement tout cas détecté. « Le moustique tigre, si repéré, nécessite des mesures rapides pour éviter toute épidémie », précise-t-elle.