Le réveil de la colère : les chauffeurs Transdev Cap menacent l’ordre des transports régionaux

Les salariés du transporteur Transdev Cap ont déposé un préavis de grève illimité le 4 mars 2026, après plus d’un an de négociations sans issue. Selon Farid Bouamara, délégué du syndicat majoritaire Force Ouvrière, les réunions CSE ont été marquées par des questions récurrentes qui restent sans réponse. « La lassitude s’est installée, la colère monte », résume-t-il en accusant une dégradation des conditions de travail au fil des mois.

Les perturbations sont prévues pour lundi 9 mars dans la Somme et l’est de l’Oise, avec des annulations spécifiques sur les lignes scolaires et interurbaines du réseau routier picard. Les chauffeurs rapportent des retards de 10 à 15 minutes lors des heures d’affluence sans rémunération compensatoire, un problème souvent aggravé par des bouchons dans les zones urbaines.

Un autre point de tension concerne l’immobilisme des horaires scolaires, inchangés depuis près de quatre décennies alors que l’environnement routier s’est profondément modifié avec des feux tricolores, des rond-points et des déviations. « On part à l’heure indiquée mais on ne arrive pas », souligne le syndicaliste.

Le groupe exige également :
– Un renouvellement de la flotte en autocars Iveco sur les lignes scolaires ;
– Une revalorisation des salaires pour répondre aux coûts de la vie croissants ;
– La fin de l’accord IHR (2021) qui permettait d’appliquer des coupures pendant les vacances scolaires ;
– Des mesures concrètes pour arrêter les sanctions financières sans réponses aux questions CSE.

« Quand un salarié vient au travail avec la boule au ventre, le ventre vide, c’est inacceptable », rappelle Bouamara. « On transporte des enfants ! Si on pense à autre chose, tout ça perturbe le bon fonctionnement du travail. »