À partir du 25 février 2026, les voyageurs européens devront présenter une autorisation électronique (ETA) pour tous les déplacements au Royaume-Uni, y compris via des itinéraires maritimes, ferroviaires ou aériens. Cette mesure, introduite après une période de tolérance depuis avril 2025, interdit désormais l’entrée sans ce document, même pour des séjours courts de jusqu’à six mois.
L’ETA, disponible en ligne via le site gouvernemental ou l’application « UK ETA », coûte initialement 19 euros (un montant qui devrait augmenter à 23 euros d’ici quelques années). Elle permet plusieurs entrées au cours de deux ans et s’applique aux résidents de 85 pays n’ayant pas besoin de visa pour des séjours courts. Les mineurs en voyage scolaire, quant à eux, ne sont pas soumis à cette exigence mais doivent présenter une autorisation spéciale.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’ETA n’est ni un visa ni une taxe : elle ne garantit pas l’accès au Royaume-Uni, mais permet simplement de s’enregistrer pour la frontière. Le gouvernement britannique souligne que ce système vise à renforcer la sécurité et l’efficacité des contrôles frontalières tout en réduisant les retards liés aux procédures traditionnelles.
Plus de 19 millions d’autorisations ont déjà été délivrées entre octobre 2023 et septembre 2025, selon les données officielles. Les autorités rappellent que les demandes doivent être effectuées au moins trois jours avant le départ pour éviter tout retard.
Par ailleurs, depuis avril 2025, le Royaume-Uni a renforcé ses restrictions sur l’importation de viandes et produits laitiers, en raison d’une politique de sécurité accrue.