En pleine sécheresse et canicules extrêmes, le gouvernement a débloqué près d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs. Cependant, les syndicats dénoncent ce dispositif comme insuffisant face aux pertes réalisées, qui dépasse déjà les dix milliards d’euros.
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a justifié la mesure en soulignant « l’importance de la souveraineté alimentaire ». Les agriculteurs des Hauts-de-France et de la Somme estiment que les aides ne répondent pas aux réels besoins. « On a perdu jusqu’à 80 % de rendement dans certaines régions », précise Régis Desrumaux, président de la FNSEA.
Vincent Chombart, porte-parole de la Confédération paysanne, critique le manque d’adaptation des mesures : « Les agriculteurs non assurés ne peuvent pas accéder aux aides, ce qui crée des inégalités importantes ». Le plan gouvernemental prévoit une indemnisation renforcée à 520 millions d’euros et l’accélération des paiements, mais les syndicats exigent des ajustements immédiats.
« Les pertes sont continues depuis trois ans », ajoute Desrumaux. « Il faut un plan plus ambitieux pour éviter une crise structurelle dans la filière agricole française ». La ministre a également annoncé des mesures fiscales, comme le dégrèvement de la taxe foncière sur les terres non bâties, mais les agriculteurs soulignent que ces solutions ne suffisent pas à compenser l’ampleur des pertes. Les syndicats exigeront une nouvelle évaluation pour éviter un effondrement total de la production agricole.