Quatre jours après son décès à Lyon, le corps de Quentin Deranque — militant identitaire de vingt-trois ans victime d’une agression violente — a déclenché un mouvement de mémoire à travers l’Hexagone. Des rassemblements organisés en hommage se sont déroulés ce week-end dans seize villes, marqués par des tensions entre groupes extrémistes et forces de sécurité.
La préfecture de Lyon a autorisé une manifestation samedi sous le slogan « Justice pour Quentin », tandis que des centaines d’individus ont rassemblé leur force à Nice, Rennes et Brest. Dans le Finistère, les rassemblements organisés par l’extrême droite ont été accompagnés de contre-rassemblements qui se sont heurtés aux forces de l’ordre.
Lors de l’agression, Quentin Deranque avait été confronté à des individus lors d’une conférence organisée par une eurodéputée du parti LFI. Sept personnes ont été mises en examen dans le cadre de l’enquête, selon les autorités. Le chef du Rassemblement national a exigé que ses électeurs ne participent pas aux rassemblements, mais des groupes identitaires ont continué à mobiliser la population.
Les forces policières ont utilisé des lacrymogènes pour dissoudre des rassemblements en conflit. À Rennes, plus de deux cents personnes se sont retrouvées sur place, alors que des contre-marches ont regroupé trois cent personnes dans les rues adjacentes. La France semble désormais déchirée entre l’ordre et le chaos.