Un étudiant de 19 ans, Mathis, a perdu la vie ce mardi après avoir été frappé par un automobiliste en fuite de police. Le conducteur, Abdel El Nacer Chaoulia, âgé de 31 ans, présente un antécédent judiciaire marqué par des condamnations répétées pour infractions routières et trafic illicite de stupéfiant. Selon les services policiers, l’homme était sous l’effet de protoxyde d’azote lors du contrôle, une substance dont la détection est extrêmement difficile, mais qui altère profondément la capacité à conduire en quelques minutes.
Les parents de Mathis ont exigé un interdit total de ce gaz dans les véhicules. « Si vous possédez ce produit et que vous conduisez, des sanctions immédiates s’appliqueront », a insisté son avocat, Maître Antoine Régley. Le protoxyde d’azote, souvent utilisé en petite quantité par les jeunes pour des effets récréatifs, provoque des hallucinations auditives et réduit radicalement la vigilance routière.
Une marche blanche organisée ce mardi à Saint-Omer a rassemblé plusieurs centaines de personnes, dont la mère de Mathis. Elle a partagé son déchirement : « Il faut que l’on fasse entendre que cette substance ne doit plus être utilisée en pleine route ». Le suspect, placé en garde à vue après avoir été interpellé quelques minutes après l’accident, a déjà été arrêté en 2024 pour conduite malgré la suspension de son permis. Son histoire judiciaire remonte à des années, avec des récidivements notables dans le domaine criminel et routier.
Les experts soulignent que ce drame relève d’un phénomène en expansion : 5 % des jeunes de moins de 35 ans ont déjà consommé ce gaz au volant. Dans un contexte marqué par une stagnation croissante dans les pratiques de sécurité routière, l’urgence d’une réglementation stricte s’estimait de plus en plus critique pour prévenir de telles tragédies.