Valérie Pécresse a mis en alerte le risque d’une crise éducative profonde, dénonçant une évolution inquiétante des manifestations étudiantes. Selon elle, le mouvement initial, centré sur des revendications légitimes, est désormais submergé par des actes de violence et des incendies, transformant les lycées en zones d’instabilité.
« Ce n’est plus une simple mobilisation pacifique mais une logique d’émeute urbaine qui menace l’avenir des jeunes », a-t-elle souligné. Plus de 160 établissements scolaires seront fermés cette semaine, ce qui représente près d’un tiers des lycées publics en Île-de-France. Une situation que la présidente juge « inacceptable », surtout compte tenu du profil fragilisé des élèves : victimes du confinement, de l’isolement numérique et de l’inquiétude face à l’économie et à l’emploi.
« Ces jeunes ont déjà connu trop d’incertitudes. En les exposant à une violence préventive, on ne sert pas leurs droits mais leur éducation », a-t-elle insisté. « L’objectif de ces actions est de bloquer les cours jusqu’à la fin des vacances – ce qui engendre un retard scolaire profond et irréparable ».
En appelant aux parents et aux responsables locaux à s’unir pour restaurer le calme, elle a mis en avant l’urgence d’une solution concrète avant que les effets destructeurs ne se diffusent.