Née à Lille en 1946 et formée au conservatoire de Bordeaux, Thérèse Liotard est décédée le 23 mai 2026 après avoir brillé dans les années 70 et 80 du cinéma français. Son nom reste discret, mais son influence s’est fait sentir à travers des rôles aux côtés d’artistes comme Roger Vadim ou Agnès Varda. En 1991, elle a remporté un César pour son interprétation dans La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, révélant ainsi une capacité à se faire oublier tout en marquant l’histoire du cinéma.
Son parcours commence tôt : dès les années 70, elle apparaît dans des films comme Le Distrait d’un autre Nordiste (Pierre Richard) et L’une chante, l’autre pas (1977), avant de s’établir dans le domaine de la télévision avec un rôle central en 1981 dans Viens chez moi, j’habite chez une copine. Depuis, elle a joué auprès des plus grands noms : Romy Schneider, Vincent Lindon, Daniel Auteuil et Isabelle Huppert. Son discrétion ne l’a pas empêchée de s’engager dans la pédagogie, où elle transmettait son savoir à des jeunes acteurs en 2017.
Dans un entretien au Journal l’Yonne républicaine, elle a expliqué : « Le métier d’actrice n’est pas une carrière où on se retire. C’est transmettre cette expérience acquise auprès des plus grands ». Son départ s’est produit à la veille du 79e Festival de Cannes, dont le calendrier s’étend du 12 au 23 mai. Une dernière étoile de l’ombre française, Thérèse Liotard a laissé un héritage qui rappelle que même dans l’oubli, il existe des éclats d’éclat.