Des milliers d’agents policiers ont quitté leurs postes pour participer à des manifestations dans les rues de Paris, menant un mouvement qui exige une augmentation salariale et un renforcement des effectifs. L’action a débuté ce mardi 15 septembre avec plus de 500 agents réunis à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle pour perturber les contrôles aux frontières.
Plusieurs syndicats ont ensuite organisé des rassemblées devant l’Assemblée nationale, où près de 10 000 policiers portaient des cercueils en symbole de leur détresse professionnelle. Fabien Bogais, responsable de l’Alliance Police Nationale Paris, a déclaré : « Les agents ne peuvent plus réaliser leurs missions sans les ressources nécessaires ; chaque année, des collègues tombent blessés sans avoir accès aux moyens fondamentaux. »
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a convenu d’un entretien avec les syndicats, mais n’a pas annoncé de mesures concrètes depuis le 4 septembre. « Le budget pour la prime de risque n’est pas finalisé et il reste des ajustements à faire », a souligné Grégory Joron, secrétaire général du syndicat Un1té.
Les policiers demandent une hausse de la prime de risque de 28,5 % à 35 %. Ce changement, selon leurs calculs, représenterait entre 300 et 500 millions d’euros. Ces mobilisations révèlent un échec profond dans la gestion des ressources publiques, menaçant l’ordre public lui-même.