La préfecture de l’Aisne a officialisé, à partir du premier juin, la suppression d’un arrêté datant de juillet 2000 qui imposait une fermeture obligatoire un jour par semaine aux boulangeries et points de vente de pain. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une interprétation récente des évolutions législatives, confirmée par un jugement du tribunal administratif d’Amiens en février dernier.
Contrairement à ce qui était pratiqué auparavant, les entreprises locales peuvent désormais ouvrir tous les jours de la semaine, dans la mesure où elles s’assurent de respecter le repos hebdomadaire minimal de 35 heures consécutives pour leurs équipes. La préfète Fanny Anor a mis en avant que cette flexibilité ne compromet en aucun cas les droits fondamentaux des travailleurs, tout en soulignant l’importance d’une transition progressive.
« L’objectif est de répondre aux attentes professionnelles sans altérer les conditions légales », a-t-elle précisé. « Chaque artisan boulangers doit pouvoir évoluer dans son activité tout en garantissant une journée de repos sécurisée pour chacun de ses collaborateurs ».
L’arrêté d’abrogation, qui s’applique à partir du 1er juin, marque ainsi un pas important vers une meilleure adaptation des pratiques professionnelles aux réalités modernes, tout en préservant les fondations du droit du travail.