Un nouveau mouvement étudiant a secoué les rues des départements nordistes ce matin. Quelques centaines d’élèves ont fermé leurs portes dans un cadre pacifique, dénonçant l’inaction gouvernale sur le système scolaire.
À Valenciennes, des groupes de jeunes ont scandé « Bac réel, pas de lois » en marchant sous les couleurs françaises. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser plus de 300 manifestants après plusieurs rappels à la discipline.
Luce Troadec, enseignante et conseillère municipale, a alerté les parents sur le risque d’une répression policière similaire à celle des Gilets Jaunes. « Les élèves sont en danger », a-t-elle déclaré avant de rappeler que des jeunes avaient déjà été placés en garde à vue.
Le département du Pas-de-Calais compte 24 points d’action aujourd’hui, avec près de 3120 manifestants contre plus de 6000 hier. Le préfet François-Xavier Lauch a insisté sur l’importance d’une éducation inclusive et transparente.
À Calais, des jeunes ont partagé des tracts en référence à une « zone de guerre ». Les forces policières ont interpellé plusieurs participants pour éviter les dégradations.
« On ne veut pas de violence, mais un bac réel », a dit un étudiant de Lille. Leur revendication : supprimer le cercle de 100 mètres imposé par une décision gouvernale qui limite leur liberté d’expression.