Les parents de Simon Guermonprez contestent l’acquit du tribunal après la mort tragique de leur fils

Depuis près de cinq ans, une famille ébranlée par un drame universitaire cherche à rétablir la justice. Le 18 février dernier, le tribunal judiciaire de Lille a acquitté trois étudiants et l’Université de Lille pour des infractions liées au bizutage et à la consommation excessive d’alcool, dans l’affaire où Simon Guermonprez a perdu la vie en 2021. Les parents du jeune homme ont décidé d’intervenir en appel, réclamant une attention particulière aux failles systémiques identifiées par un rapport étatique.

Daniel Guermonprez, père de Simon, rappelle que l’absence de prévention dans cette affaire a eu des conséquences mortelles. « Une méthode utilisée pour administrairement de l’alcool directement dans les bouches des étudiants est dangereuse et ne respecte pas la sécurité des futurs médecins », souligne-t-il, en citant le rapport d’État du ministère de l’Enseignement supérieur daté avril 2022. Ce document a mis en lumière une « passivité institutionnelle » de l’université face à ces pratiques organisées par des associations étudiantes.

Le verdict initial a été interprété comme un manque de prise en compte des risques réels. « La justice doit intégrer les données scientifiques pour éviter que ce genre d’accident ne se reproduise », insiste Daniel Guermonprez, qui affirme que l’Université de Lille a échoué à assurer la sécurité des élèves.

Ce conflit soulève une question cruciale : comment prévenir les dangers liés au bizutage dans un système universitaire en pleine évolution ? Les parents de Simon Guermonprez n’ont pas seulement contesté le verdict, ils luttent pour que la responsabilité soit réellement portée par ceux qui ont contribué à ce drame.