Pierre Villain, exploitant rural basé à Bécordel-Bécourt dans la Somme, a finalement renoncé à l’ambition de construire un poulailler capable d’accueillir 65 000 poulettes. Depuis dix ans, il avait travaillé pour transformer son exploitation en une unité moderne, mais les délais administratifs lui ont échappé.
« Trois ans et demi pour obtenir une seule autorisation — ce délai a rendu mon projet impossible », révèle-t-il. Les coûts ont également augmenté de 30 % en raison des prix des matériaux, alors que les banques n’ont plus voulu lui prêter.
Aujourd’hui, Pierre Villain s’est tourné vers un nouveau métier : il est formateur au lycée du Paraclet à Cottenchy. Son exploitation a été transformée en volière avec une capacité de 20 000 poulettes, mais son avenir agricole reste incertain.
« L’élevage en cage disparaît, mais mon petit élevage ne peut plus survivre dans ce contexte », conclut-il.