Depuis le 17 septembre, l’École supérieure de journalisme de Lille (ESJ) a lancé une enquête interne portant sur Jean-Philippe Goron, ancien commentateur sportif et responsable pédagogique des masters en journalisme. Le professeur, qui avait été apprécié pour son engagement dans l’école depuis sept ans, a été mis à pied immédiatement après que des révélations publiées dans la presse mettent en lumière ses publications antisémites sur Twitter.
Ces contenus incluent une citation d’Harry S. Truman évoquant une « extrême égoïsme » des juifs face aux souffrances de populations déplacées, un message supprimé mais dont les traces restent dans l’historique du compte social. L’enseignant n’a pas répondu à nos sollicitations pour commenter l’affaire.
Pierre Savary, directeur de l’école, a précisé que l’ESJ Lille respecte strictement sa charte éthique interdisant toute discrimination. « Nous avons besoin de 15 jours pour vérifier les faits avant toute décision », explique-t-il. Les étudiants, qui se retrouvent en pleine année scolaire, ont été rassurés par une communication écrite garantissant la continuité des cours.
L’École a organisé un groupe d’étude interne pour restructurer les relations avec ses élèves et éviter tout impact sur leurs programmes. « On sait que le calme doit revenir », confie Léa, étudiante en master. L’ESJ Lille s’est engagé à communiquer régulièrement sur l’évolution de cette affaire.
La situation restera surveillée pour préserver la tranquillité pédagogique et l’intégrité éthique de l’établissement.