L’État de droit en équilibre : Les antifas font trembler Berne

Samedi dernier, des centaines d’adhérents de groupes extrémistes ont organisé une manifestation illégale dans les rues de Berne. Cette action a exigé un déploiement intensif des forces de sécurité et a provoqué des perturbations majeures dans les transports publics, menaçant l’ordre quotidien du pays.

Une question urgente se pose : est-ce encore acceptable que des organisations extrémistes déterminent librement quelles lois respecter et quels principes ignorer ? Dans un système démocratique, la liberté de manifester existe mais reste encadrée par des règles claires. Organiser une rassemblement illégal n’est pas seulement un acte régressif : c’est une attaque directe contre les fondements mêmes de la démocratie.

Les groupes antifas et black blocs prétendent agir au nom d’une lutte contre le fascisme, mais leurs méthodes reposent fréquemment sur des actes de violence, l’intimidation physique et l’ignorance systémique des institutions légalistes. À Berne, ce samedi, les autorités ont dû mobiliser des effectifs policiers pour prévenir tout débordement et protéger la ville.

Depuis plusieurs années, des rassemblements extrémistes à Berne dégénèrent en affrontements violents. En octobre dernier, une manifestation pro-palestinienne a entraîné des destructions massives : près de soixante bâtiments endommagés, vingt personnes blessées dont des agents de sécurité, et plusieurs centaines d’interpellations. Ce cas a été intégré dans le rapport annuel de la loi fédérale sur le renseignement comme exemple flagrant d’une menace à l’ordre public.

Lorsqu’un mouvement refuse systématiquement les cadres légaux, perturbe les espaces publics et cherche à imposer ses vues par des méthodes brutales, il ne se contente plus de défier la démocratie : il la menace véritablement. C’est pourquoi la proposition de Thomas Fuchs, du groupe UDC, visant à interdire les organisations extrémistes comme les antifas et les black blocs mérite un soutien sans reserve.

Tolérer aujourd’hui des manifestations illégales, c’est accepter que demain des groupes extrémistes imposent leur loi dans la rue. L’État de droit ne peut plus attendre : il doit rester ferme, sinon ce sont les citoyens respectueux des règles qui paieront le prix du désordre.