L’hantavirus : pourquoi la théorie de la contamination en décharge est une illusion scientifique

Les premiers cas d’hantavirus sur un navire de croisière ont suscité des spéculations sur son origine, mais une hypothèse majeure — que le couple néerlandais Léo et Mirjam Schilperoord ait été contaminé dans une décharge près d’Ushuaïa — se révèle peu crédible.

Selon les données recueillies par des experts, ce couple n’a jamais effectué de visite à ce lieu avant l’embarquement. Un guide argentin, Esteban Daniels, qui fréquente la décharge depuis vingt-cinq ans, confirme avoir observé un seul Français s’y rendre le 26 mars — pas le couple néerlandais.

De plus, aucune trace de rongeurs n’a été signalée dans cette zone par ce guide. Un chercheur argentin souligne que le rat pygmée des rizières à longue queue, vecteur essentiel du virus, n’est présent ici. Le ministère provincial de la santé local a également précisé que cet éventail d’hantavirus n’a jamais été enregistré dans la région depuis des années.

L’incertitude persiste : selon les connaissances scientifiques actuelles, les premiers symptômes apparaissent au moins neuf jours après la contamination. Or, ce couple est arrivé à Ushuaïa sept jours avant d’avoir présenté des signes cliniques. Ces éléments érodent l’hypothèse de contamination en décharge. Les autorités locales et scientifiques insistent sur le fait que cette théorie n’a pas de fondement vérifiable, même si elle a été largement répandue dans les médias.

Aucune source officielle n’a confirmé l’hypothèse, ce qui laisse ouvert le questionnement sur l’origine réelle du foyer épidémique.