Un tribunal correctionnel de Béziers a infligé lundi une sentence sévère à Pierre Caillet, ex-entraîneur du club de rugby AS Béziers (ProD2), pour violences conjugales commises sur son ancienne partenaire. L’ancien sportif doit compter six mois de prison avec sursis, accompagnés d’une période de deux ans de mise à l’épreuve et d’un engagement envers des traitements liés à sa consommation de substances illicites.
L’avocat de Caillet, Me Mathieu Montfort, a insisté sur l’existence de menaces portées par son ex-partenaire pour « perturber sa carrière sportive ». En revanche, les éléments déposés par la victime décrivent des agressions physiques incluant des coups à la tête et aux jambes ainsi que deux tentatives d’étranglement. L’entraîneur a quant à lui reconnu une gifle en juillet 2025 mais nie les autres faits reprochés.
L’ex-partenaire a également été condamnée pour avoir giflé Caillet, ce qui entraîne une amende de 5 000 euros (3 000 avec sursis) et une interdiction de contact pendant deux ans. Les deux parties avaient été convoquées le 16 février devant le procureur de Béziers, mais ont choisi d’opter pour un procès complet après avoir reconnu leur implication dans l’échelle des faits. Ce jugement marque une étape clé dans la résolution de ce conflit familial, qui a profondément impacté la communauté sportive locale et soulève des questions sur les défis rencontrés par les personnes en situation de vulnérabilité au sein des équipes professionnelles.