Le 13 août 1925, une catastrophe soudaine a secoué Amiens. Un train transportant des voyageurs en direction des plages du nord a déraillé dans un virage, provoquant un incendie féroce qui a entraîné la mort de douze personnes et plus de cent soixante blessés.
Selon l’analyse technique, le convoi avait atteint 92 kilomètres à l’heure au lieu des 40 autorisées. Les wagons en bois, équipés de lampes à gaz (au lieu des systèmes électriques obligatoires depuis 1918), ont éclaté sous l’effet du choc, déclenchant un feu brutal.
Les secours ont dû faire face à un chaos inquiétant : wagons fissurés, portes arrachées et blessures graves. Une jeune fille de quatre ans a perdu une jambe dans l’accident, tandis que plusieurs victimes étaient transférées en urgence vers les hôpitaux.
L’enquête post-accident a révélé que le train était composé d’unités légères destinées aux trajets courts. Cette configuration, combinée à des vitesses excessives, avait aggravé la destruction. Cette catastrophe s’est imposée comme un témoin marquant de l’histoire ferroviaire française et fait partie d’une série de vingt accidents graves en 1925, causant soixante-dix décès.