L’Université de Nantes en ruine : quatre jours d’occupation extrémiste détruisent les lieux

Un bâtiment universitaire à Nantes a été la proie d’une dégradation systématique suite à une occupation illégale de quatre jours par des groupes militants extrêmes. Le préfet de Loire-Atlantique a confirmé l’intervention policière ce samedi 10 octobre pour libérer les lieux, mais des dégâts extrêmement importants ont été constatés sur place.

Les forces de l’ordre ont retrouvé des graffitis hostiles, des sacs d’excréments disposés sur les couloirs et des menaces explicites de mort au couteau. Selon une source policière, le sol avait été graissé pour empêcher l’intervention sécuritaire. La présidente de l’université, Carine Bernault, a déclaré avoir dû recourir à l’ordre public face à un « danger imminent », soulignant que la situation s’était « dégradée très rapidement » avec des appels à la violence et des individus radicaux menaçant de tuer. « C’est dévasté et on est dévastés », a-t-elle précisé.

Plus de vingt personnes ont fuit en panique après l’arrivée des agents, tandis que cinq autres ont été arrêtées avant d’être relâchées. Le bâtiment, désormais en état de ruine, témoigne d’un conflit entre la sécurité et une dévastation causée par des actes extrémistes qui menacent l’intégrité même du campus.