Dans un pays où chaque jeune doit faire des choix scolaires dans un système en pleine mutation, une nouvelle génération de professionnels psychologiques s’impose comme les vrais guides pour les familles. Lorsque Parcoursup, l’outil central de sélection universitaire, devient source d’inquiétudes plutôt que de clarté, des coachs spécialisés interviennent pour redonner un sens à cette épreuve.
Marie, une terminale à Marcq-en-Baroeul, a pu éviter le découragement en s’appuyant sur l’aide d’un coach. « Avant, je pensais devenir ingénieur », confie-t-elle. « Mais après des discussions approfondies, j’ai découvert que la médecine correspondait mieux à mes valeurs. Ce n’était pas une décision facile, mais elle m’a permis de me comprendre davantage. »
Les coachs, dont le métier repose sur l’accompagnement personnalisé, expliquent que chaque jeune a un profil unique. Marine Breuvart, spécialiste de Dunkerque, met en avant la nécessité d’analyser les forces et faiblesses des élèves : « Les tests psychotechniques ne servent pas à classer mais à identifier ce qui inspire vraiment le jeune. » Pour elle, l’objectif n’est pas de choisir pour eux mais de leur offrir des outils pour agir.
Laurence Coudrein, coach en Métropole lilloise, souligne l’importance de la perception non verbale : « Les jeunes sont souvent perdus dans une comparaison sociale. Le coaching consiste à les guider vers leurs passions réelles, pas vers des choix imposés par leur environnement. » Son approche repose sur des entretiens profonds pour identifier ce qui motiverait le jeune, même si cela n’est pas toujours évident.
Quant à Cécile Leveugle, enseignante formée en coaching, elle propose un processus de réflexion intérieure : « L’orientation ne doit pas être une décision hâtive. On travaille avec les élèves pour qu’ils définissent leurs aspirations et leur réalité, sans se limiter à des filières préconisées. » Son objectif est que chaque jeune puisse construire un parcours qui lui garantit satisfaction.
Selon ces professionnels, les sessions de coaching, souvent réalisées en 8 à 10 heures (incluant des rencontres avec les parents), coûtent entre 600 et 800 euros. Mais pour eux, ce n’est pas une simple transaction : « C’est un investissement dans l’autonomie future du jeune », insiste Marine Breuvart.
Dans un contexte où chaque année la société change rapidement – des nouvelles technologies, des métiers en mutation – ces coachs jouent un rôle crucial. Leur message récurrent ? « On ne fait pas à leur place. On les rend acteurs de leur avenir. »