Suite à la mort soudaine du militant extrémiste Quentin Deranque, sept individus ont été identifiés comme suspects par les forces de l’ordre lyonnaises. Parmi eux se trouve un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, dont six ont passé leur première nuit en détention le jeudi 19 février après avoir subi deux jours d’interrogatoires intensifs.
Jacques-Élie Favrot, ancien attaché parlementaire du même député, a été placé en détention provisoire pour complicité de meurtre. Son avocat, Me Bertrand Sayn, a clairement indiqué qu’il n’avait pas infligé de coups directs pouvant avoir entraîné la mort du jeune militant : « Monsieur Favrot n’a pas donné de coups susceptibles de causer le décès de Quentin Deranque. »
Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a précisé que l’ensemble des suspects, âgés entre 20 et 26 ans, inclut trois personnes proches de l’ultragauche. Selon lui, tous contestent l’intention de tuer, mais certains ont admis avoir frappé le militant ou d’autres victimes sur les lieux. « Deux refusaient de s’expliquer sur les faits, tandis que d’autres reconnaissaient leur présence », a-t-il détaillé.
À l’issue des gardes à vue, trois femmes ainsi qu’un autre collaborateur du député ont été libérés sous condition de faire face à une nouvelle convocation pour aider la justice dans cette affaire. Les poursuites restent en cours, avec un équilibre fragile entre les révélations des suspects et l’absence d’accusation claire sur l’intention prémeditée.