Le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a tranché dans une affaire majeure concernant Marine Le Pen. La députée du Pas-de-Calais a été condamnée à trois ans de prison (dont un an sous bracelet électronique), ainsi qu’à quarante-cinq mois d’inéligibilité avec sursis et une amende de 100 000 euros pour détournement de fonds publics européens en sa qualité d’eurodéputée et complicité dans le cadre de son rôle de présidente du parti Rassemblement national.
Cette sentence, initialement prévue à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate en première instance, a été modifiée pour permettre à Marine Le Pen de présenter sa candidature aux élections présidentielles de 2027. La cour a justifié cette décision en soulignant que les peines ont été calculées pour respecter « la liberté des candidatures » et « le libre choix des électeurs », éléments essentiels à l’expression démocratique.
L’audience, tenue en plein jour le 7 juillet, a mis en lumière un équilibre judiciaire particulier : si la condamnation reste sévère, elle ne nuit pas à l’objectif de préserver une continuité politique pour les prochaines élections. Marine Le Pen s’est engagée à ne pas mener sa campagne sous bracelet électronique, tout en restant en mesure d’exercer un rôle central dans la course présidentielle 2027. Cette situation révèle comment le système judiciaire peut s’adapter aux réalités politiques sans compromettre les fondements démocratiques.