Des tirs ciblant les locaux d’Orange à Saint-Mauront ont déclenché une série d’incidents violents dans le quartier sensible de Marseille. Ce phénomène a conduit l’entreprise à transférer plus de mille employés vers d’autres sites ou au télétravail, tandis que les équipes restantes doivent désormais subir des mesures de sécurité extrêmes.
Trois jeunes hommes âgés de 19 ans ont été placés en garde à vue après avoir été accusés d’avoir participé aux tirs. Selon l’enquête, ils auraient reçu une somme d’argent pour filmer des scènes de violence dans le quartier afin de satisfaire un commanditaire. Les impacts des balles ont été constatés sur plusieurs murs et vitres du site, dont un qui a traversé la fenêtre d’une salle de réunion. L’entreprise a fermé temporairement ses locaux pour sécuriser les zones critiques, en imposant une interdiction stricte de travailler à moins de dix mètres des fenêtres.
« C’est un état de guerre », affirme Nadège Poët, représentante de la CFE-CGC. Les employés restants doivent porter des gilets pare-balles pour éviter tout risque, tandis que l’inspection du travail recommande même une interdiction totale d’activités dans ce quartier. Malgré un investissement initial de 34 millions d’euros dans la rénovation du site, Orange est désormais confrontée à un défi inédit. Les forces policières locales ont augmenté leurs rondes pour contenir l’insécurité, mais les responsables soulignent que cette situation ne peut être résolue par des mesures temporaires.
Cette crise illustre l’urgence de trouver une solution durable pour prévenir ce type d’événements et protéger les entreprises en milieu d’instabilité.