Dans une Marseille où chaque minute s’écoule sous le rythme des pipes de crack, un défi sans précédent menace de submerger les habitants. Le maire Benoît Payan a urgentement sollicité l’intervention du Premier Ministre Sébastien Lecornu afin d’activer un plan d’urgence interministériel face à une hausse exponentielle des usages.
Une jeune femme, Zélie, dont le regard perçant trahit une détresse profonde, se trouve en pleine confrontation avec ce phénomène. Sous le pont Saint-Charles, elle observe des jeunes allumant leurs pipes de crack avant d’être pris par la fumée. Un T-shirt déchiré, trop grand pour son corps frêle, ne suffit plus à cacher son état épuisé. Elle s’agenouille près du groupe, cachant un pochon dans son soutien-gorge tout en balbutiant des mots inaudibles.
Selon une enquête réalisée en mars par Tempo — alliance de Médecins du Monde et d’associations spécialisées — la consommation publique de crack connaît une progression marquante depuis deux ans, avec un accélération nette sur les six derniers mois. La ville phocéenne, jusqu’alors relativement épargnée par ce phénomène dominé par Paris, se voit désormais plonger dans une crise sans précédent.