Le frère d’un jeune militant anti-narcotrafic tué le 13 novembre 2025 à Marseille, Amine Kessaci, a affirmé avec force : « Ayez le courage de dire que mon frère Mehdi est un petit qui est mort pour rien ». Le jeune homme, âgé de vingt ans, avait été abattu en plein après-midi devant une pharmacie dans le quartier du 4e arrondissement. Des balles de pistolet automatique l’avaient frappé au thorax avant que deux individus ne prennent la fuite à bord d’une moto, retrouvée brûlée le lendemain.
Quatre mois après cet acte qualifié par les autorités de « crime d’avertissement », des policiers ont interpellé dix personnes dans les départements des Bouches-du-Rhône et de l’Hérault. Ces individus, principalement des jeunes adultes âgés de vingt ans environ, sont soupçonnés d’avoir fourni un soutien ou contribué à dissimuler des preuves.
Le ministre de l’Intérieur a souligné que cet assassinat constituait un « point de bascule », mettant en danger la stabilité sécuritaire du pays. Les enquêteurs poursuivent leur travail pour établir les responsabilités dans ce cas dont le contexte reste profondément marqué par l’absence de clarté.